Una sola linea

En 2000, deux cent mille habitants de Cochabamba, au cœur de la Bolivie, se sont révoltés face à la privatisation de l’eau par la multinationale américaine Bechtel. Même la récolte de l’eau de pluie fut privatisée. Le soulèvement permit le départ de la firme multinationale et marqua, pour les boliviens, la première victoire face au modèle néo-libéral.

Depuis, les mouvements sociaux se multiplient Ce film documentaire part de la « guerra del Agua » pour tracer une chronique urbaine et contemporaine de Cochabamba, à travers différents personnages dont les trajectoires se croisent.

Ramiro dirige le collectif Tinku. Depuis la guerre de l’eau, les Tinkus amènent chaque jour sur la place centrale un panneau d’informations composé d’articles de journaux et de commentaires. Ils donnent aux gens de la rue un accès à l’information et transforment la place en un forum populaire quotidien.

Don Jorge est un reciclador, un thawi, ce qui signifie en quechua « picorer ». Entre deux récoltes de cartons dans les quartiers riches, il cherche à organiser les thawis afin qu’ils soient reconnus et accèdent à des logements récents.

Enfin, nous suivons de jeunes cochabambinos à travers les bars et les salles de jeux des quartiers riches de Cochabamba.

Una sola linea

Una sola linea est un montage de 40 minutes issu d’un voyages de repérages à Cochabamba. Le film n’a pas été poursuivi depuis mais cette version provisoire a été projetée à différentes reprises. Les fonds récoltés lors de ces projections ont permis de créer un micro-projet autour des recycleurs de la ville de Cochabamba, les Thawis.